OpenAI recrute le père d’OpenClaw pour bâtir ses agents
OpenAI vient de confirmer le recrutement de Peter Steinberger, le développeur autrichien à l’origine d’OpenClaw, le framework open source d’agents IA qui a fait trembler la tech cet hiver. L’objectif affiché par Sam Altman sur X : piloter « la prochaine génération d’agents personnels » et en faire le cœur de la future offre commerciale de ChatGPT.
L’ambition dépasse le simple chatbot : les futurs agents devront planifier, cliquer, réserver, interagir avec des API tierces et exécuter des workflows complexes en arrière-plan. OpenClaw restera hébergé dans une fondation dédiée, financé par OpenAI — un coup double qui rassure la communauté dev tout en verrouillant un talent stratégique.
La guerre des agents IA est officiellement lancée. Celui qui déploiera les premiers agents fiables à grande échelle captera une part massive de la valeur créée par l’automatisation intelligente. OpenAI joue ici un coup d’avance en absorbant le talent ET en préservant l’écosystème open source.
Warner Bros : Paramount surenchérit face à Netflix dans une bataille à 108 Mds$
Rebondissement majeur dans la consolidation du streaming. Paramount Skydance a revu la structure de son offre sur Warner Bros Discovery en ajoutant plusieurs mécanismes financiers agressifs, sans relever le prix facial de 30 $ par action — soit environ 108 Mds$ de valeur d’entreprise dette incluse.
Le levier le plus décisif : la prise en charge intégrale du break-up fee de 2,8 Mds$ que Warner devrait verser à Netflix en cas d’abandon de l’accord signé. Paramount ajoute un « ticking fee » compensatoire et la couverture de 1,5 Md$ de coûts de refinancement. La pression des actionnaires se concentre sur la certitude de clôture et le cash up-front.
Cette surenchère illustre la course à la taille critique dans le streaming : celui qui contrôlera le catalogue le plus large combiné à la base d’abonnés la plus profonde détiendra un avantage concurrentiel difficilement rattrapable. Le board de Warner est désormais pris en étau.
Marco Rubio en Europe : Washington veut des alliés forts, pas des vassaux
Le Secrétaire d’État Marco Rubio enchaîne Munich, Bratislava et Budapest avec un message sans ambiguïté : les États-Unis ne veulent plus d’alliés européens dépendants mais de partenaires autonomes et alignés sur la vision de la Maison Blanche.
À Bratislava, Rubio a insisté sur le respect des engagements capacitaires tout en qualifiant la Slovaquie et la Hongrie de partenaires « très forts et très coopératifs ». S’il rassure sur le maintien au sein de l’OTAN, il confirme des redéploiements stratégiques — Washington optimise son empreinte militaire selon ses propres priorités.
L’administration pousse les Européens vers l’autonomie stratégique, non par désengagement mais pour réduire la dépendance unilatérale. L’Europe devra payer plus, décider plus — mais rester alignée. Un repositionnement qui redéfinit l’architecture de sécurité transatlantique.
Keir Starmer étend la loi Online Safety aux chatbots IA
Le Premier ministre britannique Keir Starmer s’apprête à étendre l’Online Safety Act aux fournisseurs d’IA générative. Les chatbots devront filtrer et bloquer la génération de contenus illicites — images intimes non consenties, contenus impliquant des mineurs, désinformation élaborée.
Le gouvernement prépare aussi de nouveaux pouvoirs réglementaires pour agir par décret sans attendre une nouvelle loi à chaque évolution technologique. Une consultation publique examinera une restriction de l’accès aux VPN pour les moins de 16 ans, dans la lignée du modèle australien.
Si Londres réussit à imposer des obligations de sécurité aux chatbots, cela pourrait faire jurisprudence mondiale. L’UE avec l’AI Act et les États américains suivraient rapidement. C’est un tournant réglementaire pour toute l’industrie de l’IA générative — et un signal fort pour les investisseurs du secteur.
Japon : Takaichi lance un plan de relance massif de 135 Mds$
L’économie japonaise affiche une croissance anémique de +0,2 % au dernier trimestre, évitant de justesse la récession technique après un recul de 0,4 % au T3 2025. Face à des exportations fragilisées, la Première ministre Sanae Takaichi accélère son plan de relance.
Tokyo travaille sur un paquet de plus de 17 000 milliards de yens, combinant baisses d’impôts ciblées et subventions massives dans les semi-conducteurs. L’enjeu : sécuriser la chaîne de valeur face aux tensions géopolitiques et ancrer la sortie de la déflation. La BoJ reste prudente dans sa remontée des taux pour ne pas casser une reprise fragile.
Le dilemme de Tokyo se résume en une équation impossible : stimuler suffisamment pour relancer la croissance sans aggraver une dette publique qui dépasse 260 % du PIB, le ratio le plus élevé du monde développé. Les semi-conducteurs sont le pari stratégique — et le Japon n’a pas le droit à l’erreur.
Ce 16 février confirme l’accélération sur tous les fronts. L’IA entre dans l’ère des agents autonomes avec OpenAI qui recrute le talent clé d’OpenClaw. Le streaming se consolide dans une bataille de titans à 108 milliards entre Paramount et Netflix pour Warner. La géopolitique se durcit avec Rubio qui redéfinit les règles transatlantiques, tandis que Londres pose les bases d’une régulation pionnière de l’IA générative. Et au Japon, c’est un pari à 135 milliards sur les semi-conducteurs qui se joue — avec une dette record en toile de fond.